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Pionnières et diplomées

Mardi 20 décembre à Cambrai, 5 femmes (sur 9) ayant suivi durant 6 mois une formation de Conductrice de Systèmes de Production Automatisée à l’AFPI étaient réunies dans les locaux de l’UIMM Cambrésis pour la remise de leur titre homologué de niveau V.
« Qu’est-ce qu’on a travaillé, ça a été difficile...la technique, l’électricité c’était nouveau pour nous ». La fierté d’y être parvenu se lit dans les yeux des femmes qu’on félicite aujourd’hui.


« Pour progresser, pour atteindre ses objectifs, il faut fournir des efforts, s’engager personnellement et s’investir. Merci du message que vous nous transmettez, à nous adultes, mais aussi aux jeunes, c’est sûrement celui que vous avez envoyé à vos enfants.
Dans le contexte de formation tout au long de la vie, vous êtes un formidable exemple. Merci
. » déclare André JETTE , Président de l’UIMM Cambrésis. La remise du diplôme Mais le parcours d’insertion n’en est qu’à ses débuts rappelle Christelle CHAMBEURLAND, Secrétaire Générale de l’UIMM Cambrésis et Présidente du Jury de délibération des CQPM. 
« Cette formation qui a priori, et j’insiste sur le « à priori » , n’est pas très féminine, vous l’avez toutes réussie haut la main, prouvant , s’il en était besoin, que vos compétences , valent largement celles de vos homologues masculin. Il vous reste aujourd’hui à valoriser votre formation en accédant à une situation professionnelle stable. Le parcours ne fait que commencer.
Il n’est pas toujours facile d’être une femme qui travaille, et particulièrement « une femme qui travaille dans un monde d’hommes »...mais elle peut apporter tellement à l’entreprise, il suffit d’écouter les témoignages des chefs d’entreprise qui ont intégré des femmes dans des équipes masculines : plus de diplomatie, plus d’idées constructives, moins d’agressivité, et moins d’orgueil !!!
L’industrie a besoin des femmes. Le monde économique en général a besoin des femmes.
Pour qu’on n’entende plus "c’est une femme qui fait un métier d’hommes", il faut un début, il faut des exemples,
il faut des pionnières, et vous en êtes ! Mais il faut également, continuer à favoriser l’activité professionnelle des femmes : régler les problèmes de garde d’enfants, en multipliant notamment les crèches et en améliorant leur fonctionnement mais il faudrait aussi faire évoluer les mentalités. »

Diplôme en mains Bousculer les préjugés sur les métiers réservés, c’est, d’après Mme la Sous préfete, ce que montrent ces femmes, qui comme elle, sont dans leur secteur respectif les premières.
« Je suis la première femme sous préfete à Cambrai, on s’y fait. Vous êtes les premières, vous vous y ferez. Nous mettons en marche le changement. L’important est d’ouvrir des portes.
Ne bridez pas vos filles, aujourd’hui tous les métiers sont ouverts et c’est une chance car les systèmes d’imparité ne sont pas bons. Les femmes n’ont pas forcément comme vocation d’être mères au foyer ou hôtesses de caisse. Elles peuvent tout faire et les chefs d’entreprise s’en rendent compte, la qualité de leur travail est appréciable.
 »

Dans la salle, ce midi là, il y avait aussi Mme Balembois, responsable de l’agence Vedior Bis. Elle a travaillé au recrutement des femmes mais aussi parallèlement à détecter les besoins des entreprises clientes.
L’action de formation qualifiante avec les emplois repérés à la clef a été proposée à deux de ses salariées, pressenties parce qu’elles avaient sur des missions précédentes « montré une envie d’apprendre et d’évoluer sur un métier, d’aller plus loin. On est une équipe de femmes à l’agence on avait à cœur de faire profiter les femmes de cette opportunité d’emploi. Mais c’est aussi pour nous tout un travail auprès des entreprises pour qu’elles ouvrent leurs portes aux femmes et leur permettent d’évoluer en fonction de leurs capacités. On y travaille au quotidien. »

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