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Une charte en faveur de l’égalité à l’université de Lille1

Des volontés individuelles et collectives de progresser vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes s’affirment à tous les niveaux et notamment dans de nombreuses institutions et entreprises de la région.

Un interview de Sandrine Rousseau
Vice- Présidente de l’Université Lille 1 -
Chargée de la Vie Etudiante et de l’Egalité Femmes - Hommes
Maître de Conférences en Economie (CLERSE - UMR 8019)

Comment l’université des Sciences et Techniques de Lille (USTL) participe-t-elle de ce mouvement ?
Lille 1 participe à ce mouvement de plusieurs manières :

- Il existe une vice-présidence Egalité hommes – femmes (en l’occurrence moi)

- Une charte vient d’être signée
Une volonté politique forte existe pour améliorer la situation au sein de l’université. Pour le moment, les principales cibles sont les personnels mais des études sont menées en direction des étudiants.
Un groupe de travail et de réflexion a été constitué sur cette question, c’est d’ailleurs de ce groupe de travail qu’émane la charte qui a ensuite été votée par le CA.

Qu’est-ce qui a motivé cette réflexion et le désir de progresser dans ce sens ?
Il y a une forte inégalité au sein des personnels à l’université d’une manière générale et à Lille 1 en particulier. Il s’agissait de renverser cette tendance de fond. Par ailleurs une partie des inégalités dans la sphère professionnelle se noue au sein de l’université via les formations suivies par les filles et les garçons et les différences dans les parcours d’étude. Nous avons donc un grand rôle à jouer pour améliorer aussi la situation sur le marché du travail. Mais cela ne se fait pas en un jour.

Sur quels axes de progrès y-t-il eu engagements ?
Le principal axe est de ne plus pratiquer aucune discrimination dans les promotions ou les carrières à partir de maintenant et de prendre en compte plus équitablement dans les carrières les congés maternité par exemple. C’est déjà un gros progrès qui ne permet pas de rétablir une situation historiquement inégalitaire mais qui permet de ne plus l’aggraver. Il y a encore des marches à gravir mais il faut procéder par étapes.

Sous quelle forme se sont-ils exprimés ?
L’université s’engage via la charte à respecter la proportion de femmes candidates dans les promotions, les demandes de congés de reconversion, les formations etc. elle engage les pères à prendre leurs congés paternités. Un projet est aussi en cours de réalisation : la création d’une crèche sur le campus pour que hommes et femmes puissent vivre pleinement leur situation de parents et d’étudiants ou de salariés.

Quelle mise en œuvre s’ensuivra ?
Un observatoire va être créé, des études statistiques sont en cours et un point sera fait annuellement devant le CA de la situation.

Quels ont été les principaux moteurs et arguments pour avancer vers plus d’égalité ?
L’inégalité était tellement flagrante qu’elle était difficile à nier mais il a fallu la prouver parce que les gens n’en étaient pas conscients (y compris les femmes). Une fois explicitée, elle n’était plus contestable. Le domaine le plus sensible est la recherche où là des réticences fortes existent à prendre en compte les spécificités des femmes. Mais améliorer leur situation et leurs perspectives de carrière est aussi un formidable levier pour faire globalement progresser la recherche et donc l’évaluation des laboratoires.

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Charte en faveur de l’égalité adoptée par l’USTL
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