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Des femmes chez PSA

Chez PSA Peugeot Citroën de Valenciennes, aucune difficulté pour recruter du personnel et pourtant on s’enorgueillit de recruter des femmes et chercher à accroître ce type de recrutement dans tous les corps de métiers alors qu’il y a très peu de femmes à ce jour formées à l’exercice de métiers techniques et industriels.

Ce faisant l’usine de Valenciennes participe aux engagements pris par le groupe pour le développement de l’égalité professionnelle et la mixité. A ce titre, la société est une des premières à recevoir le label égalité.

Une femme à l'assemblage

Voici quelques propos recueillis alors que nous étions invitées à rencontrer différentes personnes impliquées dans la mise en oeuvre de cette politique de mixité sur le site.

- Monsieur Merlier, directeur du site de Valenciennes et Monsieur Legall, DRH ne s’en cachent pas : « la démarche vers plus de mixité est pragmatique, elle vise à plus d’efficacité économique : plus le vivier de compétences est riche, plus on a le choix pour bien recruter  ».
Par ailleurs, précisent-ils, « pour constituer une bonne équipe, il faut la mixter et ce au sens large à savoir la composer d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes et de personnes d’origines différentes ».
S’ils estiment qu’il est un peu tôt aujourd’hui pour tirer un bilan d’un recrutement basé sur les compétences mais visant la mixité des effectifs, il leur semble néanmoins qu’ « il remonte d’ores et déjà des équipes que la présence de femmes aide à ce que s’instituent des relations sociales plus policées (courtoisie, rigueur..). La mixité des équipes contribue à de bons rapports sociaux au sein de notre établissement  ».

Une femme travaille sur machine

Au sein du groupe, le taux de féminisation des effectifs est passé de 13,6 à 16,4% entre 1999 et 2004. Le taux de féminisation est de 15 % dans le personnel ouvrier, 20,7% du personnel ETAM et 16,4% du personnel cadre.

- De son côté, Mme Sobczak, Médecin du travail, explique le travail accompli parallèlement pour « faire évoluer des postes de travail classés comme lourds vers des catégories postes légers . Ils seront tenus par les personnes hommes ou femmes « plus fragiles ». L’arrivée des femmes constitue une opportunité pour avancer vers moins de pénibilité et améliorer les conditions de travail ».

Au sein du groupe, depuis 1999, on enregistre une diminution de 45% des postes lourds et une augmentation de plus de 40% des postes légers.

- Pour Mme Drelon, l’assistante sociale du site, la mixité est pour tout le personnel une volonté politique à mettre en oeuvre, chacun-e a sa part dans sa construction. Aussi, nous précise-t-elle, elle interroge toujours les femmes sur comment se passe leur intégration. « Quand il y a des problèmes ils viennent du travail posté pour les familles monoparentales. La garde des enfants même quand il y a vie de couple ça reste toujours le problème des femmes. Aussi c’est l’objet d’une réflexion au niveau de la commission, on discute d’un projet de crèche peut-être avec la commune. Ce n’est pas simple de régler le quotidien... mais dans l’équipe parité ils ont tous de très bonnes idées ! »

Une femme au service Métrologie

- Une conductrice de système de production automatisé, récemment embauchée nous a expliqué « PSA m’a contactée pour me proposer l’embauche juste après l’obtention de mon diplôme. Depuis j’ai un CDI ainsi que les 6 autres femmes avec qui j’étais en formation. Ça se passe bien, pour moi, j’ai été bien acceptée. Les ouvriers disent que ça leur met du baume au cœur de voir des femmes au travail. Dans mon équipe, ils en réclament une deuxième. Au niveau travail, il faut s’accrocher, avoir une bonne résistance physique. »


- M. Delahaie, responsable syndical Force Ouvrière, est fier de faire remarquer qu’il est l’époux d’une femme ouvrière ayant elle aussi des responsabilités syndicales.
« Ici l’intégration ça se passe bien, même très bien, « je suis les affaires ». Je n’ai pas remarqué de phénomène de rejet ni de cas d’échec et ça c’est important. La mixité a un sacré impact sur la courtoisie, et puis il y a une bonne ambiance !
Sur les lignes, les femmes, ça va commencer à bien se voir. Il n’y a pas de différence au niveau de carrière, dans la promotion. Les femmes passent en CI (conductrices d’installation), c’est une reconnaissance. Y’a pas d’hommes qui disent nous on était là depuis longtemps alors la promo, c’est que pour nous.
Bon, bien sûr il est nécessaire d’attendre le bilan et il faut continuer, il n’y a pas d’hommes dans les services de communication et s’ils sont présents dans le travail en qualité ils n’y sont pas assez nombreux.
 »

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