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Une opportunité pour Ghislaine de sortir du chômage.

Ghislaine a travaillé comme hôtesse de caisse jusqu’à 35 ans. Elle vit son licenciement comme une opportunité pour se reconvertir. A l’occasion d’une découverte de la filière électricité, elle s’engage dans un parcours qualifiant. Aujourd’hui elle est agente de maintenance des systèmes automatisés chez Mélifrais-Vendeville.

Portrait de Ghislaine Qu’est-ce-qui a motivé votre reconversion ?
J’ai arrêté ma scolarité à 16 ans parce qu’il fallait travailler. J’ai trouvé rapidement dans le commerce comme vendeuse et hôtesse de caisse mais je ne me voyais pas faire cela toute ma vie. Quand j’étais jeune, j’adorais bricoler, j’étais curieuse et j’aimais comprendre comment les choses fonctionnent. A 35 ans, je me suis trouvée « licenciée » et là je me suis dit que c’était le moment, qu’après il serait trop tard pour changer. J’avais des droits aux Assedic et j’en ai « profité ». On m’avait proposé de passer un bac pro secrétariat bureautique mais ça ne me correspondait pas du tout. Au Cueep de Sallaumines, j’ai participé à une journée de découverte des métiers de l’électricité. Je me suis lancée. J’ai suivi une formation et obtenu mon CAP/BEP « électrotechnicienne » sur 2 ans. Nous étions 6 filles dans le groupe et je suis la seule à avoir terminé ; les autres se sont découragées petit à petit...

Que s’est il passé à l’issue de votre formation ?
Le BEP électrotechnique donne des bonnes bases en électricité industrielle mais je souhaitais faire de la maintenance sur système automatisé et j’avais encore la possibilité de me former pendant un an. J’ai choisi de faire un bac professionnel « maintenance des systèmes mécaniques automatisés » au Greta de Lens. Là j’étais la seule femme.

Dans quelles circonstances avez-vous trouvé votre emploi chez Mélifrais ?
Suite à mon bac, j’ai été prise en intérim pendant 2 mois. J’étais chargée, dans une station d’épuration, de la maintenance préventive des pompes et des décompresseurs et j’intervenais en cas de panne. Il faut des connaissances techniques supplémentaires en traitement des eaux pour effectuer la maintenance chez eux et ils ne proposent que du temps partiel. Je voulais un temps plein. J’ai alors effectué un CDD aux « Gourmets de l’Artois » qui est une filiale de Melifrais. C’est comme ça que mon employeur actuel est venu me proposer un poste. Il emploie 20 salariés à la production et, à part lui, aucun n’est formé pour intervenir sur la conduite des machines ; mes compétences techniques l’intéressaient dans la mesure où j’acceptais de faire de la production sur une partie de mon temps de travail. Je fais donc de la fabrication et j’interviens en prévention ou lors des nouvelles installations sur l’embouteilleuse, la filmeuse, l’étiqueteuse et la chaudière. Ce sont des systèmes mécaniques semi-automatisés. Lorsqu’il y a une panne, si l’employeur n’est pas là, j’interviens.

Comment se passe votre travail ?
Parfois, il s’agit d’effectuer des dépannages en hauteur mais je n’ai pas le vertige. Lorsque les pièces sont lourdes, il y a toujours un moyen de contourner la difficulté : utiliser des techniques de portage ou se faire aider si c’est vraiment trop lourd.

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