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Hommes et Femmes à Triselec

Engagée dans la lutte contre toutes les formes de discrimination, l’entreprise Triselec défend également la mixité et l’égalité professionnelle, au quotidien et en pratique mais sans affichage ni mot d’ordre.

Quelle est la place des femmes dans l’entreprise ?Aujourd’hui, les femmes sont présentes dans tous les services de l’entreprise et dans tous les métiers. Elles représentent environ 30 % du personnel. Réaliser la parité parfaite n’est pas facile car les candidats, envoyés par les services sociaux, sont majoritairement des hommes. Il y a quelques années, en partenariat avec la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, Triselec a lancé une opération pour la formation de femmes dans des métiers où elles étaient peu présentes. Il s’agissait de permettre à des femmes d’accéder aux postes de chef d’atelier, de cariste, de surveillante de process et d’assistante qualité. "Nous voulions aussi faire évoluer les mentalités du personnel précise M. Vandamme, le directeur de Triselec. Pour certains travailleurs, notamment d’origine maghrébine, il n’était pas évident d’être sous l’autorité d’une femme. Certains ont un peu râlé mais l’ont finalement bien accepté. Il est de toute façon de la responsabilité des dirigeants de faire accepter leurs décisions. S’ils sont clairs et fermes, tout se passera bien. Je ne comprends pas les employeurs qui refusent l’embauche de femmes sous prétexte que leurs employés ne l’accepteraient pas. Si c’est effectivement le cas, c’est qu’ils ne sont pas maîtres de leur entreprise."

Un rapport de situation comparée Chaque année, l’entreprise réalise un rapport de situation comparée qu’elle communique aux syndicats. Ce rapport ne révèle pas d’inégalités flagrantes. Les salaires notamment sont identiques mais ce rapport à encouragé la direction a poursuivre ses efforts sur la formation, l’évolution des mentalités et le développement de la place des femmes dans l’encadrement.

Relations hommes/femmes et harcèlement"Pour ce qui est des relations hommes/femmes nous sommes très vigilants. Les chefs d’ateliers ont eu des consignes très claires et ne tolèrent pas que les femmes soient embêtées de quelque façon que ce soit. Tout débordement donne lieu à une convocation et à un entretien très ferme avec celui qui s’est mal comporté. Nous faisons de même pour le racisme ou l’homophobie. Les valeurs de l’entreprise doivent être défendues et affirmées"

Les femmes dans l’encadrement Triselec veille également à développer la place des femmes dans l’encadrement même si la compétence reste le critère décisif du recrutement des cadres. "Nous ne les recrutons pas parce qu’elles sont femmes mais parce qu’elles sont compétentes." Aujourd’hui, en l’absence de M. Vandamme, c’est une jeune femme de 32 ans qui assume les plus hautes responsabilités.

Articulation vie familiale/vie professionnelleQuand les femmes entrent dans l’entreprise, elles sont postées l’après-midi pendant le premier mois. Cela leur permet de s’organiser, de trouver une solution pour la garde de leurs enfants par exemple. "Mais il ne peut s’agir que d’un arrangement momentané, précise Monsieur Vandamme. Dans le cas contraire, l’égalité ne serait plus respectée. Beaucoup de femmes aimeraient ne pas travailler le mercredi, mais elles doivent partager les mêmes conditions de travail que les hommes. Tout le personnel est donc logé à la même enseigne et bénéficie d’une journée libre qui change chaque semaine."

La rédaction des offres d’emplois : un levier efficace.Pour faciliter les candidatures des femmes, Triselec a eu recours à un procédé simple mais malin qui consiste à inverser l’ordre du féminin et du masculin dans la rédaction des offres d’emploi. Il fallait recruter un chauffeur et la responsable du service était favorable à l’embauche d’une femme pour rééquilibrer son équipe. L’annonce a été rédigée ainsi : "Cherche conductrice/eur" ce qui a encouragé des femmes a se porter candidates. Le recrutement s’est basé sur les qualités individuelles et une femme a été retenue. Quand le directeur lui a montré l’impressionnante pelleteuse qu’elle aurait à conduire pour approvisionner les lignes de tri, elle lui a demandé : "Vous pensez que je suis capable de conduire ça ?" "Oui bien sûr ! De toute façon, on va vous former." Il fallait encore vaincre les réticences du mari qui l’après-midi même a téléphoné pour s’étonner que sa femme soit affectée "à un poste d’homme". Par la suite, la candidate a passé le permis cariste et depuis, elle s’épanouit à son poste d’"homme de cours", une appellation que la direction a choisi de ne pas féminiser pour accentuer encore l’impact de l’événement sur les mentalités.

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